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Brève histoire du Son
Mercredi, octobre 24th, 2007Le son est né de la confluence de deux cultures : les descendants des noirs arrivés d’Afrique (percussions) et les Espagnols (cordes).
De même que l’aspect vocal : mélange entre les chants espagnols et les chants antiphonaux d’origine africaine.
Mais cette influence existait déjà dans la région de Guantanamo, le Changui était (et est toujours) une musique des fêtes paysannes appelées Cumbanchas.
C’est au début des années 1880, qu’un guantanamero, Néné Manfugas, a joué pour la première fois, au Carnaval de Santiago de Cuba, un genre musical dérivé du Changui : Le Son.
Particularité de son orchestre : trois musiciens avec un très (guitare à 3 cordes doubles), un bongo (petits tambours dont les peaux étaient chauffées à la chaleur d’une bougie) et une marimbula (caisse en bois avec des lames de métal que l’on fait vibrer). Les chants : Improvisation d’un soliste et refrain chanté en chœur.
Dans les groupes traditionnels de Changui qui subsistent de nos jours, les instruments utilisés sont les mêmes qu’à l’origine.
Mais aujourd’hui, dans le son, la marimbula est remplacée par une contrebasse et l’ajout de cuivre a été utilisé la première fois par Ignacio Pineiro du Septeto Nacional. Les groupes en général se composent de 3 à 8 musiciens. (piano, contrebasse, clave, très, cuivres, bongo, cloches, flûte, guitare, …)
La danse du Son a été longtemps interdite à cause d’attitudes « lascives et indécentes » :
Les corps sont collés, les jambes entrelacées. La femme se déhanche et l’homme use d’habileté physique. Un des secrets : le déplacement des épaules.
Dans la danse le couple se déplace à droite et à gauche et d’avant en arrière. Donc si l’on veut se déplacer alternativement dans un sens puis dans l’autre on fait inévitablement 6 pas sur une rythmique de 8 temps.
Mais depuis les années 30, elle a surpassé le Danzon considéré comme la danse nationale de Cuba.
Le Son venu de Santiago de Cuba a fait émerger d’autres styles :
Le sucu-sucu dans l’ile des Pins
Le son habanero à la Havane
Le son montuno (fusion son-rumba)
Le nengon dans le centre oriental (Cauto, Bayamo)
La guaracha populaire
Quelques repères :
Avant les années 20 : Sexteto Bolona, Sexteto Occidental, le Sexteto Habanero (anciennement Cuarteto oriental) .
Dans les années 20 :Trio Matamoros « Son de la loma » , Septeto Nacional d’Ignacio Piñeiro avec « Echale Salsita », Rita Montaner « El manicero »
Des années 30, le Son est devenu populaire avec : Antonio Machín, Arsenio Rodriguez
Dans les années 50 : Benny Moré,
Puis, La Sonora Matancera , Le Conjunto Casino et biens d’autres
Los Muñequitos de Matanzas
Samedi, août 25th, 2007RAY BARRETTO
Dimanche, février 25th, 2007MANOLITO SIMONET Y SU TRABUCO
Dimanche, février 25th, 2007MALECON SOCIAL CLUB
Dimanche, février 25th, 2007AFRO-CUBA
Dimanche, février 25th, 2007CUBA et la Musique Cubaine (isabelle Leymarie)
Samedi, février 3rd, 2007Avec CD
Ce livre invite à une promenade musicale dans l’île de Cuba et raconte la naissance de ses musiques : les influences africaines, espagnoles, créoles qui les ont façonnées, ses figures célèbres ou méconnues, les carnavals, les rites religieux et les particularités locales qui font sa richesse et son charme.
Nueva timba havanaise, son d’Oriente, columbia de Matanzas, sucu-sucu de l’île des Pins, tonadas de Trinidad, trova, chansons des rues… Cuba est une terre de musiques qui a donné au monde des rythmes - rumba, cha-cha-cha, mambo…-, et des voix célèbres - Compay Segundo, Celia Cruz, Machito…
Isabelle Leymarie est pianiste et musicologue. Elle a enseigné l’histoire des musiques afro-latines, des musiques africaines et du jazz aux Etats-Unis. Elle est également l’auteur de plusieurs ouvrages sur ce sujet.

* Éditeur : Editions du Chêne
* Édition : 1999
* Pagination : 95
* ISBN : 2-84277-132-X
* Ouvrage en vente à la librairie uniquement
Bebos Valdes et Cigala
Dimanche, janvier 21st, 2007Du SON…
En CD “Lagrimas Negras”
En DVD “black and white”
a priori, rien ne prédisposait ces deux-là à se rencontrer : d’un côté, Bebo Valdés, pianiste cubain, 86 ans, une des dernières légendes vivantes de la musique cubaine, installé à Stockholm depuis 1963 ; de l’autre, Diego El Cigala, chanteur espagnol de flamenco, 36 ans, une étoile du genre. Un océan entre les deux. Mais, un jour, le chanteur se prend de passion pour la maestria du fameux pianiste et désire faire sa connaissance. La rencontre, pour le moins insolite, a lieu. Miraculeuse. Elle se métamorphose alors en une extraordinaire aventure, celle d’un album, Lagrimas Negras, qui, à sa sortie espagnole en 2003, déclenche l’enthousiasme (250 000 exemplaires vendus). Cet opus, éclatant d’intensité, reprend des standards cubains, essentiellement des boléros, revus et corrigés version flamenca. Un pur condensé d’émotions à donner la chair de poule. Ecorchée vive, la voix bouleversante d’El Cigala vient trouver refuge auprès des chaleureux rythmes afro-cubains, transcendés par la virtuosité de Bebo Valdés. Un mariage touché par la grâce, d’une beauté… à pleurer (MARIANNE www.marianne-en-ligne.fr)






Ricardo Leyva Y Sur Caribe